mercredi 17 février 2010

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Des machines à laver payantes ou comment laver son linge sale en famille

« […] A l’instar de la plupart des résidences étudiantes du monde, l’utilisation des laveries par les résidents de la Maisel SudParis sera payante à compter du 4 janvier prochain. » Rappelez-vous : c’est par ces mots que la Maisel avait jeté un pavé dans la mare.

Aujourd’hui, si le projet n’est pas, pour ainsi dire, tombé à l’eau, vous n’êtes pas sans savoir qu’un système de jetons a été mis en place. Mais revenons quelques mois en arrière : la nouvelle de la fin de la gratuité des machines circule en rumeur parmi les élèves…

La colère gronde, les esprits s’échauffent et fusent les phrases, assassines à défaut d’être pertinentes. « Comment ont-ils osé ? Après avoir payé un terrain de Beach Volley à Evry ! », « On va saboter les machines ! Arrêter de faire la promo de l’école !» et bien d’autres propos dans ces eaux-là.

Aussi, nous (je tiens d’ores et déjà à m’excuser auprès de P.J d’INTimes pour oser utiliser la première personne du pluriel) décidons de nous faire les porte-paroles des élèves, puisque nous sommes supposés en être les représentants. Nous ne cherchons alors pas à naviguer dans les eaux des instances étudiantes de la Maisel mais simplement à en pallier le mutisme assourdissant.

Pétitions, discussions, intervention au conseil d’administration du 10 décembre favorablement accueillie par les directeurs… autant de moyens pour rappeler à la Maisel qu’il faut se méfier de l’eau qui dort. Le but n’est pas ici de nous faire juge et partie de l’efficacité de ces actions mais simplement d’en signifier la bonne volonté.

Ont-elles servi à quelque chose ? Peut-être, peut-être pas mais ce qui est sûr c’est que nous ne sommes pas restés les bras croisés quand il y avait de l’eau dans le gaz. Nous demandons donc à nos détracteurs de veiller à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, même si je veux bien apporter de l’eau à leur moulin en reconnaissant dans nos actions une certaine maladresse.

En tout cas, nous nous réjouissons de l’instauration du système de jetons qui permet à toutes les parties prenantes de sortir la tête de l’eau et tenons à remercier tous ceux qui, de près ou de loin, y ont participé (la Maisel et ses représentants, les directeurs des écoles, les étudiants qui se sont indignés et même INTimes). Car, il est clair comme de l’eau de roche que tout ceci aurait pu s’en aller en eau de boudin.

Abi

« Mieux vaut les critiques de P.J dans INTimes que l'assentiment de mille. »

Proverbe chinois