samedi 10 décembre 2011
TELECOM École de Management: le scandale des frais d'inscription
jeudi 3 novembre 2011
ELECTIONS ETUDIANTES LE 7 NOVEMBRE SUR LE CAMPUS
En mars dernier, les élus UNEF du campus
ont mis en place un sondage à destination des étudiants étrangers relatif aux
procédures d’obtention de titres de séjour. Cela a permis de mettre en lumière
le traitement infligé à nos camarades par la Préfecture d’Evry : des mois
d’attente avant d’être régularisés (certains d’entre nous sont sans-papiers et
doivent craindre les contrôles de police), des heurs voire des journées
entières d’attente devant la Préfecture. Ne pas avoir de titre de séjour
signifie : ne pas pouvoir rentrer chez soi pendant les vacances, ne pas
recevoir d’APL, ne pas pouvoir travailler pour payer ses études...Nous avons
ainsi alerté la direction de TEM et TSP ainsi que de l’Institut Télécom sur
cette situation.mardi 28 juin 2011
Titres de séjour : le traitement inacceptable des étudiants étrangers.
Sur notre campus, les étudiants étrangers rencontrent des difficultés administratives qui ont une incidence néfaste sur leurs études. Grâce aux résultats de notre sondage, nous avons pu comprendre en quoi les services de l’État portent une grande part de responsabilité dans cette question.
En mars dernier, nous vous avons envoyé par mail un sondage au sujet des difficultés que peuvent rencontrer les étudiants étrangers lors de leurs demandes de régularisation. Vous avez été près de 180 à nous répondre, ce qui montre l'intérêt que vous portez à cette question. Les résultats recueillis mettent en exergue votre exaspération quant au traitement que vous réservent l’administration française et ses services et sur les incidences que cela entraîne sur votre vie.
Des étudiants sans-papiers sur le campus
Au moment où nous avions envoyé le questionnaire, 25 % des étudiants étrangers sondés n’avaient pas de titre de séjour valable et, parmi eux, on compte 41 % d’étudiants n’ayant pas de récépissé de demande valable, c’est-à-dire des étudiants clairement dans la clandestinité. Quelques uns ont spontanément indiqué, alors que la question n’était pas clairement posée, qu’ils craignaient les contrôles de police. Et il y a de quoi : au vu de la politique réactionnaire que le gouvernement mène contre les sans-papiers, ces contrôles débouchent sur des reconduites à la frontière. À savoir des événements souvent humiliants, brutaux et traumatisants qui signifieraient pour un étudiant la fin de ses études en France.
Des difficultés au jour le jour
Les étudiants ont répondu que l’attente du titre de séjour a une incidence sur :
Le versement des aides au logement, pour 81% d’entre eux, ce qui implique une réduction de leur budget.
Les études (risque de redoublement ou d’exclusion de l’école) pour 54% d'entre eux: les étudiants ne peuvent alors pas suivre leur scolarité en toute sérénité.
La possibilité de quitter le territoire français pour 23% d’entre eux : il devient alors impossible de rendre visite à sa famille, ce qui peut affecter moralement l'étudiant ; il est également impossible dans ce cas d'effectuer un échange ou un stage à l'étranger et donc de valider l'obligation d'une expérience internationale.
La santé, en rendant difficile l’accès à la sécurité sociale étudiante ou à une mutuelle, pour 4% d’entre eux.
Seuls 10% d’étudiants affirment que cette attente n'a pas réellement eu d'incidence.
La préfecture d'Évry pointée du doigt
Parmi les étudiants qui ont déjà eu affaire à une autre préfecture pour le même service, 87% considèrent que l’autre préfecture rendait un service de meilleure qualité. Lorsque l’on demande aux étudiants de juger la qualité du service, près de 90% la trouvent « pas du tout satisfaisante» ou « pas satisfaisante ».
Le temps moyen de réception de la première réponse de la préfecture est de 2 mois. 23% des étudiants ont reçu cette première réponse après 3 mois et 7% n’avaient toujours rien reçu à la fin du mois de mars. Comme nous venons de le voir, une telle attente se répercute automatiquement sur la scolarité de l'étudiant et sur ses conditions de vie.
85% des étudiants ont dû se rendre sur place à la préfecture, ce qui implique une perte de temps. Le plus souvent, les étudiants ont alors dû manquer des cours. Les temps d’attente sont excessivement longs : 90% des étudiants qui ont fait le déplacement on attendu plus de deux heures ; certains ont passé jusqu'à plus de 10H sur place avant d'être reçus!
Les étudiants ne sont pas seuls à subir cette situation ; il s’agit bien de l’ensemble des étrangers qui ont des demandes à effectuer auprès de la préfecture qui subissent ces humiliations. Des enquêtes de journaux régionaux, tels que « Essonne Info », ont pointé du doigt le calvaire de centaines d’usagers, dont des étudiants, des femmes accompagnées de leurs enfants et des personnes âgées, obligés de dormir la nuit devant la préfecture afin d’avoir une chance d’être reçues. Ils arrivent même que certains attendent pour rien, les moyens mis en place par la préfecture étant insuffisant pour recevoir tout le monde. « L’attente interminable des résidents étrangers devant la Préfecture» : titre le journal dans un dossier spécial. La chaîne de télévision BFM-TV y a consacré un reportage et les images sont là pour attester du caractère scandaleux de la situation.
La dénonciation de la politique de la préfecture est sans appel. D'autant que c'est également la manière dont les personnes concernées sont reçues et leur cas est traité qui est remise en cause. Le site en ligne Rue89 a publié en mai dernier un article intitulé « L'humiliation ordinaire des étrangers à la préfecture d'Évry ».
L’école doit elle aussi se saisir de la question
Les difficultés des étudiants étrangers ne sont pas dues uniquement à la préfecture. Nos écoles, et en particulier le service Accords et Échanges Internationaux, portent une part importante de responsabilité selon les étudiants interrogés.
88 % des étudiants répondants indiquent avoir effectué la demande via leur école. Parmi eux, 61 % jugent l’apport de l’école « insuffisant » ou « très insuffisant ». 98 % de l’ensemble des étudiants ayant répondu à cette question pensent que « TEM et TSP devraient s’impliquer d’avantage pour simplifier la démarche aux étudiants étrangers ».
Parmi les réponses libres que nous avons reçues, les étudiants reprochent au service Accords et Échanges Internationaux l’indisponibilité de son personnel, présent au mieux deux heures par jour et deux heures par semaine et qui répond peu aux mails. Il a aussi été signalé que les écoles mettent parfois plus d’un mois à transférer les dossiers à la préfecture, ce qui aggrave les difficultés des étudiants étrangers.
L'UNEF, solidaire des étudiants étrangers
L'UNEF, organisation syndicale majoritaire au niveau national et également sur le campus de TEM et TSP revendique:
La régularisation immédiate de tous les étudiants sans-papiers: il est humainement insoutenable que certains de nos camarades vivent dans les conditions qu'impose l'absence de situation régulière sur le territoire français. L'année dernière, l'UNEF a obtenu la régularisation de plus de 200 étudiants étrangers sur toute France et apporte chaque année une assistance syndicale et juridique aux personnes sous le coup d'un Ordre de Quitter le Territoire Français (OQTF). L'État porte la plus grande responsabilité dans la situation des étudiants étrangers, dans la mesure où ces difficultés découlent directement des réglementations qu'il émet ainsi que de sa politique du chiffre en matière de reconduites à la frontière. L'État français s'honorerait à traiter les étudiants étrangers aussi bien que les étudiants français le sont lors de leurs échanges dans des universités étrangères. C'est pourquoi il est nécessaire de porter également ces revendications au niveau national, comme l'a fait l'UNEF l'année dernière lors de sa campagne sur les étudiants étrangers et comme elle continue à le faire lors de ses dialogues avec le ministère de l'enseignement supérieur.
La délivrance d'un titre de séjour pluriannuel pour tous les étudiants étrangers, avec une règle simple “une carte d'étudiant = une carte de séjour”. En effet, il est absurde que des étudiants soient d'une part autorisés à étudier en France par un établissement publique d'enseignement supérieur, lequel agit au nom de l'État français, et que d'autres part, ces étudiants n'aient pas automatiquement l'autorisation de séjourner sur le territoire. Si l'État autorise ces derniers à étudier en France, il doit les autoriser à plus forte raison à séjourner en France ! Le caractère pluriannuel du titre éviterait la nécessité de le renouveler chaque année et l'angoisse de l'étudiant de ne plus pouvoir étudier en France d'une année sur l'autre. Le principe d'un titre de séjour pluriannuel a été obtenu par l'UNEF mais ses modalités de mise en application n'ont pas encore été précisées; dès lors, nous attendons toujours que la mesure soit pleinement effective.
Les mêmes droits sociaux pour les étudiants étrangers que pour les étudiants français. En permettant un égal accès aux systèmes de bourses, il sortirait nombre de nos camarades de la précarité sociale, qui s'ajoute à leur précarité administrative. Nous refusons l'argument classique selon lequel “l'État français ne devrait pas payer pour des étudiants étrangers”. Car il faut noter que leur présence sur nos écoles et universités constitue une richesse de part la mixité culturelle qu'elle implique. D'autre part, ces derniers contribuent alors au rayonnement de la culture française à l'étranger et bien souvent restent travailler en France plusieurs années après l'obtention de leur diplôme, contribuant ainsi à l'effort national. Par ailleurs, l'accueil d'étudiants étrangers dans les établissements scolaires fait partie intégrale de l'aide au développement. N'oublions pas non plus que les étudiants français, eux aussi, peuvent en retour profiter, chaque année, d'enseignements dispensés dans des universités étrangères.
L'occasion de faire un bilan complet sur la situation des étudiants étrangers
Au niveau de notre campus, nous demanderons prochainement à être reçu par la direction de l'école pour faire un point complet sur la situation des étudiants étrangers. Nous demanderons à l'administration d'étudier avec la préfecture la possibilité de faciliter l'obtention rapide et automatique de titres de séjours. La possibilité de traiter les dossiers et de les valider de manière groupée, tout en permettant à des étudiants qui le souhaiteraient de déposer leur demande de manière séparée, tout comme la pertinence d'avoir, à le préfecture, un référent pour l'INT qui centraliserait les demandes doivent être envisagées. Nous souhaitons de plus ouvrir des discussions sur l'allocation de bourses à destination des étudiants étrangers, autrement que dans le cadre stricte d'aides exceptionnelle, en vue d'aligner leurs droits sur ceux des étudiants français. Enfin, ce sera aussi le moment de faire le bilan sur l'accueil et l'intégration des étudiants étrangers.
Au même moment, nous prendrons contact avec la préfecture et avec la mairie et mettrons en place une campagne de sensibilisation.
Pour l'heure, nous restons à votre disposition en cas de besoin.
jeudi 13 janvier 2011
TOUCHE PAS A LA CAMPAGNE BDE
Une décision incompréhensible et unilatérale :
C’est avec indignation que nous avons appris récemment, la décision soudaine de la direction de réduire considérablement la campagne BDE, événement incontournable de la vie associative du campus (nul besoin de vous démontrer cette évidence). Ainsi, sans la moindre consultation sérieuse et digne de ce nom des représentants des élèves et des dirigeants associatifs, sans l’ouverture de la moindre négociation sur le sujet, la direction a fait savoir, indirectement — c’est dire le mépris du dialogue social — au BDE et aux trois listes qu’elle avait décidé :
de ne conserver qu’une seule soirée pour la campagne,
que le forum serait fermé à minuit.
Il est important de rappeler que les directeurs ont, à plusieurs reprises, souligné que la campagne BDE 2010 s’était très bien passée. Restreindre celle de cette année est une façon bien curieuse de prendre en considération les efforts effectués.
Un manque de respect inacceptable :
Cette décision est caractéristique d’une indifférence à l’égard des étudiants : en premier lieu des étudiants qui ont âprement préparé cette campagne; ensuite envers le BDE qui est un interlocuteur légitime et incontournable des étudiants, qui s’investit tout au long de l’année pour le campus ; et enfin, indifférence à l’égard des représentants des étudiants. Et surtout, c’est un manque de respect envers tous les étudiants qui attendent avec impatience cet événement.
Une absence de vrai dialogue entre les différents acteurs de l’école:
Sur de nombreux sujets, la direction néglige les avis et revendications tant des étudiants que des enseignants et du personnel de l’école. À savoir : sur les frais d’inscription et les aides sociales, contre lesquels nous avons dû batailler durant deux ans avant de commencer à être écoutés, sur les redoublements et exclusions injustes, malgré nos nombreuses et légitimes revendications, sur le projet de privatisation du restaurant scolaire, sur lequel la direction ne nous a toujours pas demandé notre point de vue, sur le projet de privatisation de la MAISEL et enfin sur la vie associative. Les étudiants ne sont pas les seuls : les professeurs et membres du personnel se plaignent depuis longtemps, et en vain, de leurs conditions de travail déplorables à l’origine d’une hausse de passage à l’infirmerie et de dépressions dans certains départements de l’école. Voilà où en est le dialogue social dans nos écoles : des simulacres de consultation aboutissant souvent à des décisions antisociales et unilatérales.
Pour ce qui concerne les problèmes relatifs à la vie associative :
Le problème ici est en réalité un vrai problème de fond qui ne sera absolument pas réglé par ces mesures autoritaires et incompréhensibles. Ce ne sont pas tant ces trois jours de campagne intenses qui posent problème que les côtés négatifs et parfois dangereux de cette vie associative riche et développée, dans un contexte où les étudiants, après deux ou trois années de prépa difficiles, ont besoin de se reposer enfin et de profiter d’une vie extra-scolaire inexistante durant la préparation des concours.
Il ne se résoudra pas en prenant des mesures restrictives mais par le travail de terrain, d’information, de prévention, en étroite collaboration avec les responsables étudiants, les enseignants, les associations et le service médical de l’école. En plus de résulter de causes intrinsèques aux grandes écoles et aux classes prépas, les abus de consommation d’alcool constituent, chez les jeunes, un problème de société dont on ne décrète pas la fin par des mesures simplistes mais qu’il convient de combattre avec intelligence.
Les représentants des étudiants, tout comme le BDE, sont pleinement conscients de ces problématiques :
Les représentants des étudiants n’ignorent en rien les risques qu’un abus de vie associative peut avoir des conséquences sur la santé et la scolarité des étudiants. On préfère en effet prévenir les étudiants des risques, plutôt que de les retrouver à devoir les défendre à la fin de l’année devant le Comité de l’Enseignement, ce qui signifie que l’année s’est mal passée pour eux sur le plan scolaire. Nous n’avons jamais accepté, sous couvert de défendre la liberté des étudiants de faire la fête et d’organiser des événements associatifs – que nous défendons effectivement –, accepté les dérives qui peuvent en découler directement et indirectement.
Nous avons déjà proposé de traiter sérieusement ce problème avec la direction :
Parce que les problèmes d’alcool, la santé des étudiants et leur réussite scolaire sont au cœur de nos préoccupations, nous avons plusieurs fois fait part de notre souhait de travailler avec la direction sur ce sujet là. Par ailleurs, si celle-ci accepte, nous lui remettrons un ensemble un document officiel qui servira de base de travail concernant la vie associative, qui visera à maintenir le rayonnement de nos associations, tout en endiguant les dérives jusqu’ici observées.
Nous attendons un vrai dialogue.
Actuellement, nous sommes dans une impasse et le risque d’un conflit social se fait de plus en plus sentir. C’est pourquoi, de bonne foi, nous tendons une dernière fois la main à la direction qui, si elle accepte l’ouverture et le dialogue, pourra trouver avec nous une sortie de crise. Dans ce cas, nous ferons nos propositions et avec du temps et de la bonne volonté, nous aurons une chance réelle de résoudre toutes ces difficultés relatives à la vie associative. D’autant plus que la partie festive constitue un des arguments majeurs qui alimentent l’attractivité de nos écoles et nous tenons a ce qu’elle le reste.
Malgré nos critiques franches et loyales, nous respectons sincèrement le travail et le dévouement des directeurs pour nos écoles. Nous les estimons en tant que directeurs et en tant que personnes. C’est pourquoi nous terminons sur cette note positive, en espérant qu’ils sauront saisir la main que nous leur tendons.
Les Représentants des étudiants au CA, Conseil d’Ecole et Comité de l’Enseignent et le Président du BDE.
