BILAN DE
MANDAT
de l'UNEF pour l'année 2010-2011 !
Des
bourses plus élevées pour plus d’étudiants
Au niveau local :
Avant cette rentrée, l’Institut Télécom
avait un système de bourses spécifique, bien en-deçà de celui du CROUS, ce qui
générait une inégalité inacceptable entre nos écoles et le reste des
établissements d’enseignement supérieur.
Régulièrement, les élus UNEF ont dénoncé,
dans les instances de l’école et de l’Institut, un système de bourses au rabais
qui menait à la précarisation de nombreux étudiants. Nous avions alors mené en
collaboration avec l’association des diplômés T&MA, une enquête sur les
conditions sociales des étudiants du campus.
Cela avait mis en lumière de graves
difficultés :
· 30%
des étudiants indiquaient que leur situation financière avait un impact
négatif sur leur scolarité
· 1
étudiant sur 5 affirmait que sa situation ne lui permettait pas de
bénéficier d’une alimentation saine, équilibrée et suffisante
C’est avec ces éléments que nous avons pu à
nouveau alerter l’administration à ce sujet, avec cette fois-ci des éléments
indiscutables.
Dès lors, l’alignement des bourses de
l’Institut Télécom sur celui du CROUS est une victoire des étudiants et de
l’UNEF : cela a permis à de nombreux étudiants de bénéficier de bourses
alors qu’ils n’auraient rien touché avec l’ancien système ; les boursiers
ont vu le montant de leurs aides augmenter.
Au niveau national :
L’UNEF a obtenu le versement d’un 10ème
mois de bourse pour l’ensemble des étudiants boursiers du CROUS. Cette victoire a été bénéfique
également pour les boursiers de TEM et TSP grâce à l’alignement de notre
système sur celui du CROUS.
Conscients que le système actuel de bourses
ne permet pas aux étudiants de sortir de la précarité, l’UNEF a fait à la
rentrée une campagne de sensibilisation consacrée à la précarité étudiants.
De plus, l’UNEF interpelle les autorités
sur tout ce qui touche aux conditions de vie des étudiants : besoin en
logements étudiants, accès de tous à une restauration de qualité, lutte
contre les taxes sur les mutuelles étudiantes...
Opposition au passage des frais
d’inscription à 5000 € pour managers
Passer les frais d’inscription de 2500 à
5000 euros environ pour TEM faisait partie des projets de l’administration.
Cette augmentation, décidée en 2008 et qui devait prendre effet à la rentrée
2011, après la première augmentation survenue à la rentrée 2009 (passage de
1500 à 2500) n’a pas été mise en ouvre.
L’opposition sans concession des élus UNEF
à cette mesure qui aurait accentué la précarisation des étudiants et qui aurait
empêché certains d’entre nous d’intégrer TEM pour des raisons financières a porté
ses fruits !
L’UNEF tient à rappeler son attachement à
un service publique de l’éducation gratuit et accessible à tous !
Solidarité avec les étudiants étrangers
TEM et TSP comprennent 1/3 des étrangers et
nous sommes tous fiers d’être sur un campus ouvert à toutes les nationalités et
toutes les cultures. C’est pourquoi la situation de nos camarades étrangers
nous préoccupe tous.
Au niveau local :
En mars dernier, les élus UNEF du campus
ont mis en place un sondage à destination des étudiants étrangers relatif aux
procédures d’obtention de titres de séjour. Cela a permis de mettre en lumière
le traitement infligé à nos camarades par la Préfecture d’Evry : des mois
d’attente avant d’être régularisés (certains d’entre nous sont sans-papiers et
doivent craindre les contrôles de police), des heurs voire des journées
entières d’attente devant la Préfecture. Ne pas avoir de titre de séjour
signifie : ne pas pouvoir rentrer chez soi pendant les vacances, ne pas
recevoir d’APL, ne pas pouvoir travailler pour payer ses études...Nous avons
ainsi alerté la direction de TEM et TSP ainsi que de l’Institut Télécom sur
cette situation.
Nous avons aussi organisé le mercredi 19
octobre une réunion publique de solidarité avec les étudiants étrangers au
sujet de la Circulaire Guéant, datée du 31 mai, sur le thème
« Ni français ni étrangers, tout étudiants, tous solidaires ».
L’objectif était de dénoncer publiquement cette circulaire qui contraint les
étudiants étrangers à retourner dans leur pays d’origine après leurs études,
sans avoir la possibilité de travailler en France. La mobilisation pour le
retrait de cette circulaire doit continuer !
Au niveau national :
L’UNEF dénonce régulièrement la situation
des étudiants étrangers : privés de l’accès aux bourses et dans la
précarité administrative à cause des procédures de régularisation.
L’UNEF a obtenu la création d’un titre de
séjour pluriannuel pour les étudiants étrangers en cycle Master ou équivalent
(dont les formation à TEM et TSP) qui couvre la totalité de la formation, ce
qui évite d’avoir à renouveler le titre d’une année sur l’autre.
L’UNEF se bat pour le retrait de la
Circulaire Guéant et se mobilisé avec d’autres associations étudiantes comme le
collectif du 31 mai afin de faire reculer le gouvernement. Nous avons réuni le
24 octobre au siège national de l’UNEF l’ensemble des organisations étudiantes
concernées afin de porter sur la place publique notre demande de retrait de la
circulaire Guéant ainsi qu’une plateforme de revendications concernant les
étudiants étrangers.
Comité d’Enseignement
Le Comité de l’Enseignement est l’instance
du campus chargée de décider du passage en année supérieure ou du redoublement.
Nous dénonçons depuis plusieurs années un règlement de scolarité, que ce soit
pour TEM ou TSP, trop rigide et souvent injuste. Chaque année, des
redoublements inutiles et des exclusions d’étudiants sont proposés par la
direction de l’école et soumis au vote du CE.
Notre présence dans cette instance a eu
pour premier objectif, de défendre des cas d’étudiants en difficulté et de
porter leur parole aux autres membres. C’est ainsi qu’on a pu éviter à certains
étudiants, qui ont rencontré des difficultés dans leur scolarité, des
redoublements ou des exclusions, ou encore de garantir dans certains cas, une
meilleure réorientation plutôt que d’être tout simplement invités à partir.
Nous dénonçons un règlement de scolarité
qui fonde les redoublements non sur la moyenne générale et le poids relatif des
matières mais sur un système de passifs. Par exemple, pour ce qui est des 2A
ingénieurs, ce dernier va parfois jusqu’à faire redoubler des élèves avec 14 de
moyenne et ayant validé plus de 95% de leurs modules. N'oublions que des
étudiants exclus de l'école sans bénéficier d'une aide à la réorientation
voient leur avenir compromis. Pour l'UNEF, un étudiants en difficulté doit être
accompagné jusqu'au bout par son école et par l'équipe pédagogique.
Vie associative
Le dialogue autour de la vie associative a
toujours été pris au sérieux par les représentants des étudiants. Cet espace de
liberté qu’est la vie de campus constitue un enrichissement des étudiants qui
ont besoin d’animations culturelles et festives en-dehors de leurs cours afin
de garantir leur épanouissement personnel.
Par exemple, la tentative de la direction
de réduire considérablement la campagne BDE l’année dernière a vu une
implication directe des élus étudiants aux cotés du BDE de l’époque, ce qui a
été payant pour préserver la forme de notre campagne BDE.
Nous sommes conscients que les directeurs
ont besoin de garanties concernant la prévention sur notre campus et utilisent
souvent cet argument quand ils traitent le sujet de la vie associative, c’est
pourquoi nous ne manquerons pas de travailler aux cotés du BDE et des autres
associations ou encore la LMDE, spécialiste dans le domaine de la santé des
étudiants, et de proposer des mesures et solutions permettant de garantir la
continuité de cette vie de campus tout en s’assurant que la prévention en fait
partie.
LE 7 NOVEMBRE, VOTE ET FAIS VOTER UNEF!

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