jeudi 13 janvier 2011

TOUCHE PAS A LA CAMPAGNE BDE

Une décision incompréhensible et unilatérale :

C’est avec indignation que nous avons appris récemment, la décision soudaine de la direction de réduire considérablement la campagne BDE, événement incontournable de la vie associative du campus (nul besoin de vous démontrer cette évidence). Ainsi, sans la moindre consultation sérieuse et digne de ce nom des représentants des élèves et des dirigeants associatifs, sans l’ouverture de la moindre négociation sur le sujet, la direction a fait savoir, indirectement c’est dire le mépris du dialogue social au BDE et aux trois listes qu’elle avait décidé :

  • de ne conserver qu’une seule soirée pour la campagne,

  • que le forum serait fermé à minuit.

Il est important de rappeler que les directeurs ont, à plusieurs reprises, souligné que la campagne BDE 2010 s’était très bien passée. Restreindre celle de cette année est une façon bien curieuse de prendre en considération les efforts effectués.


Un manque de respect inacceptable :

Cette décision est caractéristique d’une indifférence à l’égard des étudiants : en premier lieu des étudiants qui ont âprement préparé cette campagne; ensuite envers le BDE qui est un interlocuteur légitime et incontournable des étudiants, qui s’investit tout au long de l’année pour le campus ; et enfin, indifférence à l’égard des représentants des étudiants. Et surtout, c’est un manque de respect envers tous les étudiants qui attendent avec impatience cet événement.


Une absence de vrai dialogue entre les différents acteurs de l’école:

Sur de nombreux sujets, la direction néglige les avis et revendications tant des étudiants que des enseignants et du personnel de l’école. À savoir : sur les frais d’inscription et les aides sociales, contre lesquels nous avons dû batailler durant deux ans avant de commencer à être écoutés, sur les redoublements et exclusions injustes, malgré nos nombreuses et légitimes revendications, sur le projet de privatisation du restaurant scolaire, sur lequel la direction ne nous a toujours pas demandé notre point de vue, sur le projet de privatisation de la MAISEL et enfin sur la vie associative. Les étudiants ne sont pas les seuls : les professeurs et membres du personnel se plaignent depuis longtemps, et en vain, de leurs conditions de travail déplorables à l’origine d’une hausse de passage à l’infirmerie et de dépressions dans certains départements de l’école. Voilà où en est le dialogue social dans nos écoles : des simulacres de consultation aboutissant souvent à des décisions antisociales et unilatérales.


Pour ce qui concerne les problèmes relatifs à la vie associative :

Le problème ici est en réalité un vrai problème de fond qui ne sera absolument pas réglé par ces mesures autoritaires et incompréhensibles. Ce ne sont pas tant ces trois jours de campagne intenses qui posent problème que les côtés négatifs et parfois dangereux de cette vie associative riche et développée, dans un contexte où les étudiants, après deux ou trois années de prépa difficiles, ont besoin de se reposer enfin et de profiter d’une vie extra-scolaire inexistante durant la préparation des concours.

Il ne se résoudra pas en prenant des mesures restrictives mais par le travail de terrain, d’information, de prévention, en étroite collaboration avec les responsables étudiants, les enseignants, les associations et le service médical de l’école. En plus de résulter de causes intrinsèques aux grandes écoles et aux classes prépas, les abus de consommation d’alcool constituent, chez les jeunes, un problème de société dont on ne décrète pas la fin par des mesures simplistes mais qu’il convient de combattre avec intelligence.


Les représentants des étudiants, tout comme le BDE, sont pleinement conscients de ces problématiques :

Les représentants des étudiants n’ignorent en rien les risques qu’un abus de vie associative peut avoir des conséquences sur la santé et la scolarité des étudiants. On préfère en effet prévenir les étudiants des risques, plutôt que de les retrouver à devoir les défendre à la fin de l’année devant le Comité de l’Enseignement, ce qui signifie que l’année s’est mal passée pour eux sur le plan scolaire. Nous n’avons jamais accepté, sous couvert de défendre la liberté des étudiants de faire la fête et d’organiser des événements associatifs – que nous défendons effectivement –, accepté les dérives qui peuvent en découler directement et indirectement.


Nous avons déjà proposé de traiter sérieusement ce problème avec la direction :

Parce que les problèmes d’alcool, la santé des étudiants et leur réussite scolaire sont au cœur de nos préoccupations, nous avons plusieurs fois fait part de notre souhait de travailler avec la direction sur ce sujet là. Par ailleurs, si celle-ci accepte, nous lui remettrons un ensemble un document officiel qui servira de base de travail concernant la vie associative, qui visera à maintenir le rayonnement de nos associations, tout en endiguant les dérives jusqu’ici observées.

Nous attendons un vrai dialogue.

Actuellement, nous sommes dans une impasse et le risque d’un conflit social se fait de plus en plus sentir. C’est pourquoi, de bonne foi, nous tendons une dernière fois la main à la direction qui, si elle accepte l’ouverture et le dialogue, pourra trouver avec nous une sortie de crise. Dans ce cas, nous ferons nos propositions et avec du temps et de la bonne volonté, nous aurons une chance réelle de résoudre toutes ces difficultés relatives à la vie associative. D’autant plus que la partie festive constitue un des arguments majeurs qui alimentent l’attractivité de nos écoles et nous tenons a ce qu’elle le reste.

Malgré nos critiques franches et loyales, nous respectons sincèrement le travail et le dévouement des directeurs pour nos écoles. Nous les estimons en tant que directeurs et en tant que personnes. C’est pourquoi nous terminons sur cette note positive, en espérant qu’ils sauront saisir la main que nous leur tendons.


Les Représentants des étudiants au CA, Conseil d’Ecole et Comité de l’Enseignent et le Président du BDE.

1 commentaire:

Laureline Boin a dit…

Je tiens à ajouter que le forum santé (organisé par IN&acT et les deux écoles) n'a pas été reconduit par l'administration de TEM & TSP.
C'était pourtant une occasion privilégiée pour parler de prévention, de santé, d'addictions, d'hygiène de vie et de bien être avec les étudiants, et grâce à des intervenants extérieurs professionnels.

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Laureline Boin