Tout est bien qui finit bien
J’espère que vous serez tout aussi ravis que je l’ai été d’apprendre que la sanction d’Arsène a été annulée ! Vous n’êtes sans doute pas sans savoir que j’ai été indigné au plus haut point par le déroulement du « conseil de discipline » qui avait vu s’abattre ladite sanction. Les plus beaux penchants de l’humanité s’y étaient donné rendez-vous pour un bal (dé)masqué époustouflant. Mauvaise foi (« Quoi ? Nos élèves viennent à Evry pour d’autres choses que travailler ? ») ; cynisme (« Entre nous, si un élève fait un coma éthylique hors de l’école je m’en fiche, c’est s’il le fait dans mon établissement que ça m’embête ») ; ignorance (« (…) l’Assint (sic) étant un club du BDE… » ; surdité (« De toute façon on s’en tient à ce qu’on a décidé la veille en pré-conseil de discipline ») ; cruauté (« Non ne les faites pas rentrer chez eux, laissez-les mariner y’a pas de raison que nous on soit là jusqu’à 17h et pas eux ») ; malhonnêteté intellectuelle (« Pas de coma éthylique, pas de coma éthylique… voyons ne jouons pas sur les mots »)…et l’énumération pourrait durer ainsi des pages et des pages.
La peur rend idiot c’est bien connu. Et bien je crois que la peur a atteint des sommets du côté des « juges ». La peur avait motivé cette mascarade, la peur aura eu raison de cette démence. En introduction : la peur d’être attaqué en justice par la mère d’un élève ou par les hautes sphères si l’affaire s’ébruitait puis, en conclusion : la peur d’être attaqué en justice par Arsène.
A propos de justice, un jour un grand homme (dont certains reconnaitront aisément le style orthographique et linguistique) m’a dit :
« Monsieur
(…)
Avez-vous vraiment pris conscience qu'un étudiant a failli mourir des suite de la soirée des offrandes !
(…)
Je suis bien triste que par votre mail vous préfériez soutenir ceux qui ont commis délibérément ce délit.
J'espère qu'un jour dans votre vie vous ne serez pas convoqué comme "juré d'assise" car la vous n'aurez pas le choix de démissionner. »
Et force est de reconnaitre qu’il avait bien raison. Aujourd’hui je regrette infiniment qu’il y ait eu annulation avant comparution devant tribunal administratif. En effet, j’aurais pu suivre les conseils de ce gourou des temps modernes et assumer d’y témoigner, ou encore mieux : d’y être convoqué comme « juré d’assises » !
Un autre grand homme m’a dit : « Par cette sanction nous souhaitons envoyer un message fort au reste des étudiants ». Avec cette annulation j’avoue que, n’étant pas diplômé de « messagologie », j’ai du mal à percevoir un autre message que j’ai du mal à percevoir un autre message que « on sait pas où on va mais on y va!», « on a demandé notre route au mur : il nous a dit d’aller tout droit »…
Je ne sais pas si je dois en rire, en pleurer ou en vomir mais il me semble qu’on doit apprécier ce dénouement hollywoodien où les méchants perdent à la fin. C’est donc avant tout de la joie que j’aurai exprimé présentement. J’espère que vous aurez su l’entrevoir, tapie sous la rancœur de ces lignes.
Abi
« Qui sème le vent récolte la tempête, on dirait que l’histoire se répète : (…) la peur pour seule égide »
Emoty :s 2009 : Al Capone, Chicago rules.
1 commentaire:
J'espère sincèrement que les directeurs d'école prendront le temps de lire cet article, et de méditer un peu dessus.
Ca ne leur ferait pas de mal, mais avec l'entêtement et la bêtise dont il ont fait preuve ces derniers temps...j'ai peu d'espoir.
La sanction d'Arsène est annulée...mais à quel prix ? Il a quand même fallu en arriver à des menaces de procès entre un élève et son école pour que l'affaire se règle...c'est pitoyable je trouve (pour les directeurs, Arsène a fait ce qu'il fallait je pense).
J'espère me tromper en disant ça mais l'INT tel qu'on le connait, qui n'est déjà plus qu'une version édulcorée de ce qu'il était il y a 5/6 ans, n'a plus beaucoup d'année à vivre.
R.I.P my friend.
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